• martine miquel

Solastalgie familiale, le mal d'être dans sa famille

Connaissez-vous la solastalgie ?

Alice Desbiolles médecin de santé publique spécialisée en santé environnementale, expose dans un bel article l'influence de l'environnement sur la santé, physique bien connu, psychique un peu moins. Vous trouverez le lien en fin de cet article.


Mais si on passait du global au local, en appliquant ces connaissances ?

Si on passait de l'environnement écologique large, celui de la nature de plus en plus polluée par l'homme à une écologie restreinte, celle de l'environnement familial ?

Parce que, rappelons-le l'écologie est le « lieu de vie », s'il en est un premier, primaire à tout être humain, c'est bien celui de sa famille.




La solastalgie


Si dans la nature, il y a des toxiques et des dangers naturels (UV, gaz divers...), il y a surtout des pollutions liées à l'activité humaine. Celles-ci sont responsables de bien des dommages corporels ou, de plus en plus révélés, mentaux.

Ces troubles commencent à faire l'objet de l'intérêt des scientifiques et se rassemblent sous le terme « solastalgie ».


Voici les éléments « savants » de l'article en deux mots.

La solastalgie, de l'anglais « solace » qui signifie « réconfort » et d’« algie » qui signifie « douleur » est la « détresse causée par le changement de l’environnement ».


L'environnement se dégrade, on ne peut le nier. Il y a, chez ceux qui ont bien conscience qu'il n'y a pas de « planète B », la mise en place peu à peu de cette « maladie ».

Les manifestations cliniques variées sont faites de différents états émotionnels, de troubles psychologiques, voire psychiatriques qui vont de l'insomnie à l'angoisse voire à la dépression.


L’individu assiste à l’altération ou à la disparition de son environnement familier, ce qui provoque un sentiment d’impuissance, de perte de sens.

S'installe une angoisse existentielle face à la détérioration et à la destruction irréversible de son environnement immédiat et des êtres vivants qui l’habitent.


Pour celui qui est conscient, dans un monde qui ne change pas autour de lui, arrivent souvent un sentiment de solitude, d’incompréhension, voire de colère.


Pour celui qui est conscient de son mode de vie dépourvu de sens, qui n’est plus soutenable, mais qui ne peut en changer pour de nombreuses raisons, un déchirement s’opère entre sa conscience et son quotidien, ce qui le met en souffrance.


La solution existe : Ne pas se laisser déborder par l’angoisse et éviter de ruminer des pensées sombres, car cela ne changera rien à la situation, au contraire. Le meilleur moyen pour prévenir la solastalgie est d’occuper son esprit, notamment en passant à l’action.

Bien sûr, ici l'action est l'engagement est écologique, personnel ou au sein d'associations.



La solastalgie familiale


Pour comprendre cette notion, il faut oser voir l'environnement familial dans son côté le plus "polluant" pour comprendre ses répercutions mais aussi les actions à mettre en place.




L' environnement


Dans une famille il y a :

- des pollutions : les pensées négatives (air), les émotions négatives (eau)

- des agressions : les paroles ou les pensées toxiques,

- des perturbateurs : les exigences parentales, quand elles ne sont plus en accord avec ce que l'enfant sait au fond de lui être et vouloir être.


Les pollutions se transmettent de manière passive.

De la même manière que l'on respire sans savoir les particules nocives, on « baigne » dans une ambiance familiale plus ou moins heureuse, plus ou moins stressante.

Cela s'imprime en soi, sans qu'on le sache, parce que rien n'est dit ici, seulement pensé, exprimé ou pas dans des émotions négatives (colères, peurs...) ou sentiments peu joyeux (jalousie, culpabilité mais aussi mélancolie ...). L'enfant respire cela, s'en imprègne par sa sensibilité comme un vêtement s'imprégnerait de l'odeur du tabac dans un tabagisme passif.

Les manifestations seront à plus ou moins long terme. De même que l'amiante respirée des années sans problème devient un jour cancer, une pensée négative devient un jour échec social ou affectif voire maladie.

Insidieusement, progressivement ces pensées, émotions, sentiments ont pris place en soi et ressortiront, quoi qu'on en dise, un jour ou l'autre.

Parce que tout ce qui s'est imprimé sera un jour exprimé, cela peut se faire longtemps, très longtemps dans la vie, quand on "retombe en enfance".


Les agressions sont l'extériorisation, la soupape de sécurité de celui qui n'en peut plus sans plus savoir ce qu'il vit en dedans de lui. Physiques ou verbales, elles dépendent du contrôle du parent et de son vécu antérieur -violence subie, autorisée ou non-.

Elles sont celles du parent stressé au travail qui retrouve les problèmes en rentrant à la maison, en même temps qu'il y ramène ceux du travail. Des petits chefs ou employés brimés qui ne trouvent que leurs enfants comme plus faibles qu'eux pour se venger, évacuer ce ras-le-bol d'une non considération. Des frustrations de devoir subir qui se transforment en abus de pouvoir sur celui qui est encore impuissant.

Ce sont les paroles ou actes des parents excédés qui ne savent même plus ce que l'enfant leur renvoie, qui ne savent même plus l'enfant qui est là.

Et les enfants qui font comme ils voient, parlent comme ils entendent, bonjour l'ambiance !

Et cela fera la manière de parler brutale ou agressive naturellement, tellement naturelle que l'enfant devenu grand ne s'entend plus parler comme il en a lui-même tellement souffert.


Les perturbateurs à l'image même des perturbateurs endocriniens qui dérèglent les cycles naturels de la vie, qui engendrent stérilité et autres baisses de fertilité se retrouvent à l'échelon local.

Bousculées à être femmes, pauvres lolita !

Pressés d'être grands, ces enfants bousculés dans leur vie intime quand on s'en prend à leur corps, ces enfants qui ont trop de responsabilités trop tôt quand on ne s'en prend qu'à leur être (prendre soin d'un parent ou d'un autre enfant).

Au contraire, pressés de rester enfants, voir bébés, dépendants, ayant besoin du parent parce que ce parent existe par cette fonction qu'il ne lâche plus.

Tenu de prendre la place de l'autre parent absent physiquement ou mentalement, devant accepter de prendre la souffrance, d'écouter les plaintes, de subir le mésamour ou la trop grande demande d'amour non vécue .

Tout cela perturbe et à long terme fera d'être le « plus que grand » ou au contraire le refus d'être grand et prendre ses responsabilités, fera rester à une place qui n'est pas la sienne.


Le rythme de la croissance mentale naturelle est perturbé, il sera à revoir dans une reprise de l'évolution à faire par chacun car il génère la recherche inconsciente des mêmes formes de vie non respectueuses de soi.


Tout cela se respire, se vit et s'intègre dans un environnement familial auquel l'enfant, très longtemps, ne peut échapper.

Puisque nous sommes face à des individus, les réactions sont personnelles, résilientes comme disent certains, ou non. Ceux-là, plus tard, vont retrouver les mêmes conditions de vie, parce qu'ils les ont recherchées sans le savoir, le même environnement pollué dans leur travail, la même famille qu'ils reconstituent sur les mêmes bases inconscientes.





Les réactions individuelles


Il peut y avoir :


Une prise de conscience, de ce qui ne va pas dans la famille, des modes de vie à changer, des paroles qui ne sont pas vraies, mais ne rien y pouvoir faire.

Pour certains, hypersensibles, cela s'aggrave par des possibilités particulières dont on ne peut parler (voir ou sentir des "choses", des personnes...). Sans même le demander parfois, l'enfant sait qu'il ne sera pas entendu, ou l'a tenté et s'est fait rabroué et donc garde encore le silence sur tout cela.

Prendre conscience, c'est voir ce que les autres ne voient pas ou ne veulent pas voir, mais la conscience n'est pas l'action.

Tout cela renvoie à un sentiment profond d'impuissance, ce qui est le propre de l'enfant.


La perte de sens est liée à l'oubli d'une évolution spirituelle à faire, dans cette famille particulièrement. A quoi bon vivre dans cette famille toxique, qui m'empêche de vivre, Etre ? Pas de sens à cette vie-là, pour certains c'est même se croire échangé à la naissance, erreur de casting. Mais en réalité, c'est le temps à vivre, base de cette évolution qui sera le passage de l'état d'esprit des parents et ce que l'on doit être selon eux, à l'état de l'Esprit, du Soi en soi, amenant à Etre, ce que l'on est en vérité. Ceux-là sont le milieu de départ, la base de ce travail sur soi à faire pour réussir cette évolution. Tout a un sens quand on entre dans l'intelligence de la vie. Perdre le sens de cela c'est tomber dans le non sens, l'absurdité d'une vie qui n'est plus que survie, comme a pu le faire l'enfant, survivant dans cette famille en attendant de pouvoir la fuir.


L'angoisse existentielle est pour celui qui, de plus en plus seul dans sa famille, ne peut s'y sentir en sécurité, qu'elle soit physique, corporelle ou mentale, d'être l'individu qu'il est. Il peut alors se replier, renoncer peu à peu à lui-même ou à vivre et même tomber dans la dépression, perdant le sens même de sa vie.

L'angoisse est autant générée par cette possibilité de ne pas être, ne pouvoir exister dans cette famille que par ce danger inconscient de ne pas pouvoir Etre, ce qui est exprimer pleinement toutes ses potentialités.

Plus l'insécurité est importante, plus l'angoisse sera profonde, en rappelant que revient au père d'assurer ce sentiment de sécurité dans l'enfant. Plus l'insécurité sera liée à son absence ou sa "toxicité", plus l'angoisse peut s'installer en soi. La mère palliatif un temps (comme quand l'enfant est à l'"abri" dans son ventre), ne peut être la solution à l'angoisse. La sécurité doit revenir d'un état d'esprit sécure, sans soucis, à retrouver comme un "père" en soi, jouant son rôle de calmer les peurs, rassurer par sa force.


Tellement seul à voir, comprendre, parce que seul conscient dans cette famille inconsciente, et parfois très tôt dans sa vie, cela entraîne incompréhension et colère souvent.

Incompréhension parce que l'on n'a pas les mots quand on est trop enfant, que ce que l'on a si bien compris ne peut encore être exprimé clairement. Mais voir un peu mieux les mensonges que certains parents se font aussi à eux-mêmes, voir un peu mieux la vérité de ce monde parental n'est pas toujours facilement exprimable, même si l'on a les mots pour cela. Tentant de se faire comprendre sans le dire clairement ne peut qu'entraîner aussi l'incompréhension de l'autre.

Incompréhension aussi parce que, quand on tente de s'exprimer dans cette fougue émotive de la jeunesse qui veut vivre ou éveiller les autres, cela engendre les refus protecteurs à la hauteur de la force mise à cette expression libérée (que l'autre ne puisse ou ne veuille entendre revient au même il ferme violemment la porte).

La colère est liée à l'impossibilité d'agir, investir son énergie dans l'action telle qu'on aurait la possibilité de le faire si l'on pouvait s'écouter. Liée aussi au sentiment de ne pas être entendu, reconnu, quand on a soi-même mieux compris que l'autre ce qui se passe, elle est l'impossibilité d'être soi.

A l'adolescence tout cela explose et plus l'impuissance est grande, l'enfant renvoyé à son rôle de devoir subir, plus les colères seront explosives quand il découvre en lui un certain pouvoir d'action (en même temps que le remue ménage hormonal se vit le remue méninges!). .

Au dehors dans des « bêtises » plus graves que dans l'enfance, des rebellions à la loi (simple redite de la loi parentale), des attitudes dangereuses recherchées pour se sentier vivant.

En dedans avec des maladies aux formes multiples liées à ce feu qui brûle en dedans (stress...), des réactions "non adaptées", des manifestations "psychotiques" parce que cette réalité imposée est reniée. Mais tellement incomprises ces réactions, on parlera parfois de maladies mentales, accusant le pollué encore, lui demandant à lui de payer la dette du pollueur.

Ces réactions vers l'extérieur (explosion) ou vers l'intérieur (implosion) sont le fait des extravertis ou des introvertis.


La solitude pousse à s'enfermer, réellement parfois, être seul, tout seul dans sa chambre, puis chez soi. Le retrait en soi peut se faire en donnant le change parfois, dans une famille qui, encore peut ne rien voir, parce que trop occupée par ailleurs.

Paradoxalement parfois, cela peut être s'enfermer avec d'autres. Mais autres virtuels dans les jeux ou autres échanges. Mais faux amis coincés dans la même bulle que soi sur des réseaux qui ne sont que sociaux que parce que reflétant la société dans laquelle quelques algorithmes vont tenir enfermé celui qui s'y croit libre de parler, s'exprimer, exister mais toujours pas agir. La réalité, elle, ne change pas, le virtuel peut peut être l'augmenter, jamais la changer.


Quand il a repris sans le savoir son environnement familial comme lieu de travail, comme lieu de vie sociale, même ayant « fondé » sa famille sur les mêmes principes que celle dont il vient, voilà l'individu, à un moment donné, dans cette même prise de conscience, soumis à ce tiraillement extrême entre soi et Soi, entre un environnement toxique et une volonté de vivre sa réalité mais ne pouvoir le faire.

Entre ce que l'on peut faire (devoir rester) et ce que l'on voudrait faire (tout plaquer), entre rester pour des attaches sentimentales et partir parce que l'on n'en peut plus, le grand écart tient.... le temps que la volonté de l'individu tienne !

C'est la même que celle de l'enfant soumis, qui pense, dans cette impuissance qu'il a intégrée, qu'il ne peut faire autrement que subir, rester, supporter. Et l'on ne peut que maudire le patron, l'autre comme on l'a fait du parent qui est là de nouveau, sans même le savoir, le voir en conscience, simple re-présentant de ce à quoi l'individu a cru avoir échappé. Tellement oublié, refoulé tout cela parfois qu'il ne peut même pas l'envisager comme source de son problème existentiel aujourd'hui revenant : comment vivre sa vie, à soi dans ce même environnement que l'on n'a pas changé ?


Pour certains, il faudra la grave maladie psychique, la dépression, ou intellectuelle, le burn out pour dire stop enfin. Et si cela n'est même pas entendu, ce sera la maladie physique, moyen ultime pour la vie de dire qu'elle ne « coule plus juste ».

Souffrance donc en dedans de soi, elle est celle de la vie qui n'est plus respectée, ne se vit pas correctement.

Tout cela est souffrance, différemment exprimée, parce que l'on ne sait pas que l'on a tout reproduit, que l'on a emporté dans ses valises le même air pollué, que les paroles sont au fond de soi à jamais inscrites, que l'on a perturbé son évolution qui, normalement se fait en étapes si bien définies par la nature quand on ne vient pas la bousculer, l'entraver.

Mais tout cela est encore moyen de pouvoir y répondre, quel que soit l'environnement.




La solution : Agir


La solution préconisée pour la solastalgie est de « s'occuper l'esprit, notamment en passant à l'action ». Eh, bien appliquons-la.

Mais attention, s'il y a eu prise de conscience du problème, il s'agit ici d'agir en conscience, ce qui veut bien dire ne pas réagir sous le coup de cette pulsion de vie en soi qui n'en peut plus ni de ces forces inconscientes encore à la manœuvre.

Non pas agir contre l'autre, mais pour soi, d'abord avant de revenir vers l'autre.


Agir non pas fuir.

Fuir, au dehors, c'est quitter précipitamment ce qui « empêche de vivre », mettre des kilomètres entre le problème et soi, c'est le fait des actifs voire des hyper-actifs, des extravertis.

Fuir au dedans, c'est s'évader dans des mondes imaginaires au moyen ou pas de drogues, se mettre le cerveau sur "pause", c'est le fait des passifs, des introvertis.

Plus on fuit, plus ce qui est inscrit en soi vit, s'installe, occupe la place.

Parce que l'on retrouve au dehors ce que l'on fuyait en dedans, on repart, vite, trop vite encore pour les actifs, c'est la « fuite en avant », les erreurs répétées assurées.

Parce que la fuite en soi augmente les difficultés d'une vie matérielle qui se rappelle à soi (on laisse traîner les papiers...), augmente la perte d'intelligence pour trouver les bonnes solutions, on est ailleurs, on rêve, plane naturellement ou aidé par quelque produit licite ou non mais on sera tôt ou tard sommé d'atterrir plus ou moins fortement pour les passifs.

Autant revenir sur terre et voir ce que l'on peut encore faire en temps et en heure, et selon ses réels moyens et trouver le juste équilibre entre activité et passivité qui se dira repos ou patience du résultat après avoir agi.


Agir au dedans, en comprenant l'héritage et son influence sur sa personnalité et non pas au dehors en tentant de changer l'autre, voire la famille entière, tel est le bon sens à redonner à sa vie.

Parce que l'autre est part de soi, il devient le miroir que l'on veut casser. Inutilement, l'image est en dedans de soi : l'autre que l'on a voulu qu'on soit et qui, vu au dehors, devient insupportable, l'autre que l'on ne veut pas voir en soi et qui, au dehors, insupporte.

Parce que l'autre n'est qu'un re-présentant de cette part de soi pour la connaître, la reconnaître et la magnifier ou la dégager en fonction de ce qu'elle est (rappel nous sommes ici dans les environnements toxiques mais la bonne part des parents est aussi l'héritage à connaître), il est à accepter et respecter pour ce qu'il est aussi, un autre différent de soi.


Agir pour soi même dans les limites imposées. Pour soi et en soi, ce qui ne dépend que de soi.

C'est ne pas vouloir faire exploser au dehors un cadre rigide qui existe autant en dedans. Rébellion au niveau individuel contre des parents tyrans, révolution au niveau collectif contre des pouvoirs dictateurs, n'ont jamais été synonymes d'évolution réelle de l'homme ou de l'humanité.

En acceptant les limites de temps et de possibilités, en remettant en question ce qui serait limitation voire blocage intégré (tyrannie ou dictature mentale), cela permet de s'en prendre aux réelles origines des problèmes de choix de relations ou de sociétés par la suite.

Faire ce que l'on peut à sa place, en prenant toute sa place, dans les limites de ses possibilités sans plus les entraver, cela suffit à changer son monde intérieur afin de pouvoir, si telle est sa place, changer celui extérieur.

Le seul monde que l'on peut réellement changer, qui que l'on soit, quelle que soit la famille d'origine, est bien ce monde intérieur revisité et remis en ordre pour reprendre sa juste place dans le monde extérieur, le premier étant la famille.


Agir en refusant d'être une source polluante pour son nouvel environnement familial, social, amical.

Le retour sur soi, la connaissance de soi fait comprendre que tout était à l'intérieur : pollutions à dégager, paroles toxiques à ne plus écouter, rythmes perturbés à remettre en ordre.

D'abord prendre conscience de cela, oser regarder père et mère, puis frères et sœurs dans cette lumière, autres les ayant re-présenté et confirmer ces pensées, c'est pouvoir avancer réellement en ne reproduisant plus les schémas qui avaient pour vocation d'être arrêtés.


Ne plus être ce que l'on vu être et tant critiqué, ne plus être ce que l'on a cru devoir être, telle est l'action réellement juste. Telle est la véritable réparation personnelle et participation à la réparation collective d'une humanité polluée, agressée et perturbée de la même façon.


Plus on agit en soi mais, de fait pour l'autre, par cet Etre que l'on avait à Etre et qui est retrouvé

Plus l'énergie revient. La dépression ne peut plus être, l'expression de ses qualités, capacités lui fait suite. Les colères disparaissent parce que cette énergie est mise dans des actions productrices, créatrices.

Plus le moral revient parce qu'on sent en soi un « air nouveau », nouvelle mentalité, façon de penser, bien plus légère, sans tous ces soucis du comment faire, pourquoi...

Plus se fait l'évolution spirituelle, passage de l'état d'esprit qui se faisait passer pour impuissant devant subir à l'état d'Esprit de mettre en œuvre la puissance qui était en soi, simplement bloquée et pouvant agir maintenant dans le monde à la mesure et place où elle devait le faire.


A sa place, toute sa place mais rien que sa place, l'individu revient dans le monde avec un air intérieur renouvelé, ce qui est une nouvelle mentalité, une paix de la réunification à soi-même et un rythme de vie qui redevient naturel, dans la progression qui peut encore se faire mais se fera sans à-coups, par la vie qui donnera ce qu'elle aura à lui donner.






La prévention


Non évoquée pour la solastalgie, voici ce qui peut encore aisément se mettre en place.

Obligé de rester, l'enfant couve des colères germes de rébellion ou met en place des stratégies de fuite, très tôt.

Il refera ce qu'il a vu faire même s'il s'est juré les grands dieux que « lui, jamais ! », ce qui a été intégré ressort un jour même sous une forme différente.

Il croira avoir la trouvé la solution, sans savoir que cela est juste la victoire d'un « petit moi » ignorant encore que le problème de fond est toujours là.


Il s'agit bien encore donc, comme pour l'écologie au dehors de prévenir, prévenir encore.

En soi si on est déjà grand, avant d'être parent, en se dépolluant, désinhibant, remettant dans la direction de sa vie.

Pour les parents avec les enfants, en comprenant comment ils se sont eux-mêmes « dégradés », dans l'environnement familial de leur enfance, et réparer parce qu'il est largement temps au fur et à mesure que leurs enfants leur font prendre conscience des dégâts en eux.


Pas plus qu'il n'y a se planète B, il n'y a pas d'autre famille que la sienne pour faire ce travail de dépollution. parce qu'elle est en soi, elle ressortira quelles que soient les situations externes (adoption, séparation...).

Parce que tout a un sens, là ou l'on est né en a un aussi, le sens de sa vie.



Lire l'article « Solastalgie » _ quand la peur de l'effondrement rend malade



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34500 Béziers

A deux pas du centre ville

Martine Miquel

Thérapeute énergéticienne

N° SIRET 404 729 550 00081

Code APE 8690F

(activités de santé humaine non classées ailleurs)

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